Le prix les Yeux qui Pétillent incarne l'esprit qui fédère autour de la librairie

20/03/2025

C'est le roman "La morelle noire" de Teresa Moure qui reçut le tout premier prix Les Yeux qui Pétillent. La librairie valenciennoise a ainsi mis à l'honneur l'écrivaine galicienne, et sa fiction historique qui suit trois femmes et leur point commun pour Descartes. Ne pouvant faire le déplacement depuis l'Espagne, c'est l'éditeur Benoît Verhille pour La Contre Allée et Marielle Leroy traductrice, qui sont venus recevoir le prix des mains de Céline Dereims et d'une partie des membres du jury le vendredi 7 mars. Tout un assemblage de personnalités, qui symbolise le trait d'union des individus autour du livre et des lieux qui en font la promotion.

Benoît Verhille pour La Contre Allée et Marielle Leroy traductrice sont venus recevoir le prix des mains de Céline Dereims
Benoît Verhille pour La Contre Allée et Marielle Leroy traductrice sont venus recevoir le prix des mains de Céline Dereims

On parle souvent de ce paradoxe de la lecture, cette passion qui se pratique seule, et qui pourtant fédère les amateurs. Le prix les Yeux qui pétillent illustre ce fait, car même si c'est Teresa Moure qui fut la première lauréate de la boutique valenciennoise, c'est tout un ensemble d'aficionados et de professionnels qui se sont réunis le 7 mars 2025 pour célébrer la reconnaissance de l'ouvrage. 

La gérante Céline Dereims a profité de la rencontre de l'auteure québécoise Julie Bouchard qui venait échanger sur son roman « Labeur » pour convier l'éditeur Benoît Verhille de La Contre Allée. Il était accompagné pour l'occasion de Marielle Leroy, « voix française de Teresa Moure » selon ses termes. Un duo qui représentait l'auteure galicienne, aux côtés d'une partie des membres du jury qui a décerné le prix. Au delà des mots que l'on lit, place à ceux qui sont formulés littéralement de vive voix.



« Recevoir un prix ça vient rassurer, et c'est aussi nécessaire pour apporter de la visibilité », commente Benoît Verhille. Le fait que cette récompense soit le fruit d'une délibération des habitués de la boutique est selon l'éditeur une belle étude en soi : « ça nous donne une idée des goûts des lecteurs ». 

Mais plutôt que lecteurs, c'est le féminin qu'il faut employer, car les sept membres du jury dont la gérante de la boutique étaient toutes exclusivement des femmes. Pas vraiment un hasard, car cela va dans le sens des statistiques qui dressent la lectrice avant son homologue masculin comme première consommatrice d'ouvrages de fiction. Céline Dereims nous parle du groupe constitué : « elles ont aimé l'aventure, et de leurs échanges est née une dynamique ». Ce que nous confirme les intéressées qui disent tous d'une même voix : « on ne se connaissait pas », alors que visiblement désormais les liens sont là.

Parmi ce groupe de 6 jurées, quatre étaient présentes lors de la remise du prix. Nous avons rencontré Martine qui se disait satisfaite de l'expérience : « ça m'a permis de découvrir des lectures vers lesquelles je n'irai pas d'ordinaire ». Françoise nous parle de sa relation avec la boutique : « c'est ma deuxième maison, j'y viens pour mes achats ou même pour y prendre un café ». Caroline revient sur l'exercice de la délibération : « elle n'a pas été compliquée, le livre de Teresa Moura s'est démarqué dès le début, il a fait l'unanimité ». Enfin Sophie insiste sur un aspect de la sélection : « j'ai aimé que les ouvrages viennent de maisons d'édition indépendantes ».   

Martine, Caroline, Françoise et Sophie. Clientes et membres du jury.
Martine, Caroline, Françoise et Sophie. Clientes et membres du jury.

Parmi tous les sujets qui ont mené Teresa Moura à être lauréate, les membres du jury ont aussi pris en compte d'autres critères annexes : « on a beaucoup parlé de la traduction ». Une remarque qui était adressée à celle dont c'était la tâche, Marielle Leroy. Cette dernière a su être touchée, surtout que cette louange allait dans le sens de la vision de sa mission : « j'ai rendu ma lecture du texte, avec les sensations et les humeurs que j'ai repéré ». La traductrice nous parle ainsi de ce « travail d'équipe, car le livre est aussi de belles rencontres », une philosophie qui incarne cet ensemble de jury et métiers de l'édition, autour d'une œuvre rassemblés dans un lieu dédié. Quant à l'intéressée, elle fut représentée et par sa plume a rendu un hommage : « elle a tenu à écrire un mot en français que je vais vous transmettre » a partagé Benoît Verhille à l'assemblée.

A la question de savoir si il y aura un prix les Yeux qui Pétillent en 2026, Céline Dereims répond franchement par l'affirmative. L'engouement était tel que la dynamique sera perpétuée.

X.V.


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